Autre point.

Autre point.
Hello !

[ j'adore cette image, elle sent Paris ]

Il faut que je precise que j'ai trouvé enfin l'image appropriée au poeme "falque de sang" de Prévert, sacré poeme qui m'aura donner du fils a retordre.
Une tache d'encre, je la voulais rouge mais tant pis.
Je trouve qu'elle rend pas mal, a vous de m'exposer votre avis !

au passage, j'en profite pour mettre des petite citation que j'ai gardé sur un bout de feuille !

Il n'y a pas de theme precis, c'est juste que je les aime bien !

Enjoy !



Louable de surveiller la circulation de drogue dans les HLM, mais ne devrait-on pas également se
préoccuper de la consommation de pastis dans les commissariats ?


Guy Bedos


Extrait du journal Libération - 1994


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La réalité c'est l'illusion créée par l'absence de drogues


Richard Desjardins


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La non-violence est une arme puissante et juste,
qui tranche sans blesser et ennoblit l'homme qui la manie.
C'est une épée qui guérit.




[Martin Luther King]



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Mourir, c'est la dernière chose à faire

Lord Palmerston

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La mort semble bien moins terrible, quand on est fatigué


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Il ne faut pas attendre d'être parfait pour commencer quelque chose de bien


L'abbé Pierre.


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C'est tout pour l'instant, j'en remetrai plus tard, surtout qu'il me reste un paquet de Gainsbourg, mais je crois que je vais sortir un peu des citations la ^^

Sur ce bonne journée !


et cette photos, ne donne t'elle pas d'aller au café, pour prendre un café ? de bon matin ? snif
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# Posté le mardi 16 mai 2006 18:05
Modifié le mardi 18 juillet 2006 21:09

Coup de pub

Coup de pub
Voila, je souhaite retourner un clin d'oeil a deux personne qui m'aide bien malgrès tout dans ce debut de blog, et en parcourant actuellement encore ces msn spaces reussi, je vous encourage a aller y faire un tour :


Voici d'abord le blog de "mullohandiane" meme si je prefere marmotte :)
Un gentil blog ou ont peut decouvire une personne qui a le fin palet en matiere de cinema, d'auteur, de dessin, et de toute ces truc qui nous passionnent après tout !

http://spaces.msn.com/eliie



Et l'autre blog, celui de MissMargouillat, ocean de memoire, porte bien son nom, poesie, paysage, culture, bonne ambiance :) qui transparé meme au travers du moniteur ! ( quesqu'un margouillat ? un petit lezard, comment, vous ne le saviez pas ... )



http://spaces.msn.com/oceandememoire/
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# Posté le mercredi 17 mai 2006 08:12

Skinhead

Skinhead
Bon, je sais, le document ci dessou est asser long, ce n'est pas un poeme, ce n'est pas une serie de citations, c'est quelque chose de tres interessant quand meme.
Le document presenté ci dessou est copié/collé de Wikipedia, je vous encourage vraiment a lire tout, c'est extremement interessant et revelateur, et sa evite de rester aveugle de la psychose créée par les medias.
Bref lisez, je vous jure que sa en vaut la peine.

Des Mods aux Skinheads

Les Skinheads sont issus de la vague modernist : après 1967 beaucoup de Mods virent vers le flower power et le psychédélisme. Certains préservent le style originel et radicalisent leur look : ce sont les hard mods, ou encore heavy mods. Ils portent le costume cintré et le chapeau pork-pie pour danser, mais des vêtements de sport ou de travail pour traîner dans la rue (polo Fred Perry, chaussures Doc Marten's...). Ils prennent le contre-pied de la mode branchée de l'époque (telle que la vague psychédélique ou le mouvement hippie), rejettent le conformisme et affichent fièrement leurs origines ouvrières (working class). Ces hard mods se crispent sur l'identité modernist de la période 1962-1966 : musique noire américaine, luxe italien (Dolce Vita), style urbain et moderne, scooters Vespa ou Lambretta...

Comme ils vivent dans les même banlieues et quartiers ouvriers, les hard mods fréquentent les rude boys, ou rudies, jeunes immigrés antillais, surtout jamaïcains, dont le look est proche et avec qui ils partagent le goût pour la musique noire américaine (soul, rythm'n'blues) et jamaïcaine (ska et rocksteady). Vers 1968 les hard mods et les rudies se confondent pour devenir les skinheads. Certains prétendent qu'ils se sont tondus les cheveux pour se distinguer des hippies. Ou parce que nombre d'entre eux travaillaient dans les usines, avoir les cheveux courts était la norme pour éviter les incidents au contact des machines. Plus sûrement c'est une manière d'échapper à la police montée lors des émeutes. Le look skinhead se standardise : cheveux courts (tondus ou coupés courts, mais rarement rasés à blanc à cette époque), favoris, polo style Fred Perry, chemise style Ben Sherman ou encore Levis Sta Prest, bretelles, blue jean style 501 coupé court (rejet des pattes d'éléphant), chaussures Doc Marten's, rangers ou baskets, blouson style bomber, harrington ou encore donkey jacket (manteau de docker), écharpe de son club de football préféré... Notons que le blouson harrington, porté par les mods, puis les skinheads et enfin les punks, n'est pas une marque mais un type de veste légère en toile de coton unie doublée de tissus à carreaux écossais. Le nom vient du héros de la série télévisée américaine "Peyton Place", très populaire au début des années 60, Mr Harrington, qui portait ce vêtement. Le look skinhead est donc un mélange de sportswear, de vêtements de travail et de surplus militaires. Mais le costume cintré, héritage modernist, est encore porté pour danser ou frimer en soirée. Ces adolescents et ces jeunes adultes s'approprient, comme ceux d'aujourd'hui, certaines marques devant emblématiques : Fred Perry, Lonsdale, Ben Sherman, Everlast, ou encore Adidas...


1969, les Skinheads popularisent le reggae

En 1969, un véritable raz-de-marée skinhead envahit le Royaume Uni. Cette contre-culture devient soudain très à la mode et unit les jeunes des quartiers ouvriers, tant blancs que noirs. Les skinheads écoutent de la soul, du rythm'n'blues (de chez Stax ou Motown), du mod's beat (soul-rock britannique des Who et autres Kinks ou Small Faces), mais surtout du ska, du rocksteady et du reggae avec des artistes noirs venus des Caraïbes tels Simaryp, Laurel Aitken, Desmond Dekker et même les Skatalites, les Upsetters, Jimmy Cliff ou Bob Marley, les Wailers... Le reggae et le rocksteady, bien plus que le ska, apparaîssent comme le son skinhead par excellence. Pour les puristes on parle alors de skinhead reggae, de reggae one drop ou encore d'early reggae. Dans la tradition modernist, les skinheads aiment danser. Ils rivalisent de pas de danse compliqués pour frimer lors des discoes, l'équivalent des boums françaises. Les chansons parlent de leur vie quotidienne : émeutes, condition ouvrière, dificultés de tous les jours, contestation sociale, mais aussi sexe, danse et football. Les principales maisons de disques éditrices de ska et de skinhead reggae sont Trojan records et Pama records. Le logo Trojan (un casque de guerrier troyen) a été repris par la suite pour désigner les skinheads originels (spirit of 69). Les filles sont appelées skinhead girls plutôt que birds ou birdies (terme péjoratif équivalent du français "pouffe").

Ces gangs de jeunes ont parfois un comportement violent et les hooligans adoptent vite le style skinhead. Certains avancent que les skinheads sont issu du hooliganisme. C'est à la fois vrai et faux : les jeunes britanniques des classes moyennes et populaires se comportent souvent en hooligans dans les stades de football, mais le hooliganisme est plus ancien que le style skinhead (début du XX° siècle) et les codes vestimentaires des hooligans varient beaucoup avec les modes (la plupart de hooligans actuels n'ont absolument pas le look skinhead). L'abus d'alcool et de drogues diverses (surtout les amphétamines, pour pouvoir danser toute la nuit, le LSD est plutôt une mode de hippies) n'arrangent rien à l'image des skinheads. La presse tabloid peut dès lors stigmatiser les skinheads, comme elle l'avait fait auparavant pour les mods ou les rockers. C'est la nouvelle menace.

L'usage fréquent des couleurs nationales ou du drapeau (Union Jack pour l'ensemble des Britanniques ou Saint Georges Cross pour les Anglais) par les skinheads de cette époque est abusivement interprêté comme un glissement vers le nationalisme. En fait les jeunes Britanniques font souvent preuve d'un patriotisme cocardier tel qu'on peut le rencontrer dans les tribunes des stades de football. Il n'est généralement fondé sur aucun nationalisme au sens strict. Les mods auparavant arboraient les couleurs nationales et les punks par la suite feront de même. Notons aussi que les Britanniques pavoisent beaucoup plus fréquemment que les Français. Cette fierté d'appartenir à la nation britannique est même un élément unificateur pour les jeunes Britanniques blancs et les Antillais noirs venus de la Jamaïque ou de Sainte-Lucie (états du Commonwealth, dont les habitants sont assimilés aux Britanniques puisque sujets de la même reine).

Mais il est vrai que les skinheads de cette époque font preuve de méfiance à l'encontre, non pas des noirs, mais des jeunes Indiens et Pakistanais, dont le style vestimentaire et les goûts musicaux les rapprochent des hippies. Certains organisent de véritable ratonnades à leur encontre : le paki bashing. Ceux-ci réagissent et fondent des gangs de skinhead scalpers. Cette opposition entre skinheads noirs et blancs d'une part et jeunes indo-pakistanais de l'autre n'a cependant jamais été une généralité lors de la première vague skinhead. C'est plutôt une réalité circonscrite à certains quartiers de Londres. Les archives montrent d'ailleurs de nombreux skinheads au type asiatique.

Cette première vague skinhead est donc avant-tout une mode, un style musical et vestimentaire largement méconnu hors du Royaume-Uni. Pour la plupart des journalistes les skinheads ne sont qu'une nouvelle sorte de voyous incontrôlables (à l'époque la France a ses blousons noirs). Le mouvement n'est peu ou pas politisé. Si John Lennon adopte quelques mois un look skinhead, c'est parce qu'il se sent proche de cette jeunesse ouvrière tumultueuse et rebelle.

Vers 1971 la vague skinhead s'essoufle. De nouvelles modes apparaissent : le style glam rock pour les jeunes blancs et les rastafarisme pour les noirs. Les skinheads authentiques, qui rejettent le racisme et la violence gratuite, adoptent le style suedehead (crâne de velour): le look devient plus recherché, à la manière des mods, les cheveux repoussent.


1979, les Skinheads réapparaissent puis se politisent

Après 1971 l'esprit skinhead ne disparaît pas pour autant et survit à travers les suedeheads puis les smoothies (ces-derniers portent les cheveux assez longs). Les deux adoptent le style bootboy lorsqu'ils descendent dans la rue : blue jean retroussé, Doc Marten's montantes, bretelles... C'est le style vestimentaire arboré dans le film de Stanley Kubrick "Orange mécanique". L'½uvre est violente mais le message est plus subtil qu'il n'y paraît : une critique des théories comportementalistes et une caricature des aspects les plus ridicules des sociétés modernes.

Les mods eux-aussi sont has been mais restent nombreux, en particulier dans le nord de l'Angleterre où ils sont à l'origine d'un style musical particulier, influencé par la musique noire américaine, le northern soul.

Les codes musicaux changent et chez les bootboys le reggae, le rocksteady et le ska sont vite supplantés par le glam rock (cf David Bowwie ou The New York Dolls), le pub rock (cf Elvis Costello) puis le punk rock (genre musical inventé aux États-Unis par les Stooges, les New York Dolls, encore eux, et les Ramones vers 1973-1975). Nombre des premiers punks britanniques (fin 1976-début 1977) ont le style bootboy, à commencer par les Clash (par ailleurs fans de reggae et de pub rock).

Profitant de l'explosion médiatique punk en 1977, les skinheads et même les mods réapparaissent et se mêlent au punks. Ils sont alors peu nombreux, noyés dans la masse punk. Le film Quadrophenia (1979) et le groupe The Jam participent à la relance du courant modernist. Après 1979 cependant, le punk-rock n'a plus la faveur des médias et les punks se radicalisent : ils deviennent not dead (de l'expression « punk's not dead »), ou adoptent le style des skinheads. Dès lors le mouvement skinhead connaît une nouvelle heure de médiatisation.

Ces nouveaux skinheads écoutent ou jouent du street punk et de la oi !, c'est-à-dire des formes violentes et radicales de punk-rock.Oi!, en argot cockney, est la contraction de l'apostrophe : Hey you! On entend Oï! pour la première fois sur un morceau des Clash en 1977 (Career opportunities). Les groupes précurseurs sont Menace, Angelic Upstart ou Sham 69, puis viennent Cockney Rejects, Business, Cocksparrers, The 4 Skins, Last Resort, The Oppressed, Blitz...

Cette époque connaît aussi un revival rocksteady, ska et skinhead reggae qui contribue à populariser le style skinhead avec des groupes comme Madness, The Specials, Bad Manners ou The Selecter de chez 2Tone Records. Ces musiciens adoptent un style vestimentaire plutôt modernist, mais le public est largement skinhead. De nombreux artistes jamaïcains tombés dans l'oubli refont surface (par exemple le chanteur Laurel Aitken, godfather of ska music). Le ska, énergisé par les influences punk-rock, remporte les faveurs du public skinhead de l'époque.

Mais en 1979, contrairement à 1969, la très grande majorité des skinheads sont blancs. C'est aussi de cette époque que date l'habitude de se raser les cheveux à blanc et la musique Oï de cette époque est qualifiée de closed shave (rasée de près). Le slogan ACAB (all the cops are bastards, "tous les flics sont des bâtards") fait son apparition. Dès 1979 la mode skinhead dépasse le Royaume-Uni et touche l'Amérique du Nord et l'Europe de l'Ouest (en France la première compilation skin-punk Chaos sort en 1982). C'est une contre-culture particulièrement vivace dans les années 1980, même si elle ne draîne pas la masse des jeunes. En France, Camera silens ou La Souris Déglinguée draînent un public skinhead. Il en va de même pour les Skarfaces, légende vivante du ska en France. À New York les inventeurs de la musique punk hardcore sont généralement des skinheads (Agnostic Front, Madball, MOD...), et revendiquent encore aujourd'hui leur appartenance au mouvement. Ces skinheads évoluent dans une mouvance plus large : le punk-rock, le hard-core ou encore le rock alternatif.

A la fin des années 1970 l'extrême droite britannique (British National Party et National Front) s'implante parmi les jeunes punks et skinheads blancs issus généralement des classes sociales les plus défavorisées et en situation de marginalisation. Les provocations de quelques punks, comme Sid Vicious qui arborait souvent un t-shirt à croix gammée, ont fait penser à certains que les vrais rebelles étaient les nazis. Ian Stuart, chanteur du groupe punk Skrewdriver, est un exemple typique de cette dérive. Skrewdriver était un groupe street punk apolitique (comme l'immense majorité des groupes punks à cette époque), mais particulièrement provocateur, né en 1977. Il est l'auteur du tube Antisocial. Après un split de courte durée Ian Stuart reconstitue le groupe en 1979, mais sous une forme politisée ouvertement néonazie, puis il crée Blood and Honour au début des années 80. C'est un mouvement nationaliste, raciste et en particulier antisémite. Ian Stuart ne cache pas sa fascination pour Hitler et ne tarde pas à apporter son soutien aux associations néonazies, aussi bien au Royaume Uni qu'en Allemagne. Il est suivi par une partie des skinheads qui adoptent un comportement de plus en plus violent et basculent vers l'extrême-droite. Beaucoup sont des hooligans fascinés par la violence sous toutes ses formes. Ils hurlent Sieg Heil! ou Heil Hitler dans les concerts et déclenchent de fréquentes rixes avec les autres skinheads ou les punks, sans parler des agressions envers les noirs ou les immigrés. Certains skinheads ont pu se rapprocher de l'extrême-droite pour prendre le contrepied des punks de la période 1979-1982 : rejet de la saleté, du look "destroy" mal rasé, de la clochardisation, de l'anarchisme braillard, des drogues dures... respect des valeurs familiales, du travail, de la patrie, allure physique et vestimentaire saine et propre... C'est à dire le rejet de la marginalisation et l'attachement à des valeurs à la fois populaires et conservatrices. Idéologiquement ces premiers skinheads nationalistes ratissent très large : rescapés du nazisme britannique des années trente qui servent de mentors, antisémites de tout poil, xénophobes échaudés par l'immigration, anticommunistes qui dénoncent les états soviétiques, hooligans violentissimes, punks et skinheads dépourvus de repères idéologiques qui aiment provoquer en arborant des insignes nazis (alors que leurs parents ont souvent combattu contre les nazis en 1939-45)...

Éc½urés par cette récupération de leur contre-culture et fidèles à leurs racines jamaïcaines, les skinheads antiracistes se regroupent au sein des SHARP (SkinHeads Against Racial Prejudice, mouvement fondé à New York en 1980). La figure emblématique du mouvement SHARP est Roddy Moreno, leader du groupe The Oppressed et importateur du SHARP au Royaume-Uni. The Oppressed chantent Work together (clin d'½il marxiste, prolétaires de tous pays, unissez-vous!). Les Sham 69 adaptent le chant révolutionnaire chilien El pueblo unido jamas sera vencido en If the kids are united they will never be defeated. Ces groupes réaffirment leur fierté d'appartenir à la classe ouvrière et de partager ses valeurs : fraternité, solidarité, luttes sociales... A la même époque les Dead Kennedys (groupe punk californien) dénoncent la dérive des skinheads nazis dans le morceau Nazi punks. Fuck off!. Beaucoup de skinheads sharp sont engagés au sein du Socialist Workers Party, organisation marxiste révolutionnaire qui organise de grandes grèves à partir de 1980 en réaction à la politique du gouvernement Thatcher, perçue comme très capitaliste. Les skinheads sharp sont appelés reds (rouges) par les nationalistes qui les accusent de vouloir faire basculer l'Occident dans la sphère soviétique (en fait la plupart des skinheads sharp se désignent comme travaillistes ou syndicalistes, rarement comme communistes). Les skinheads sharp considèrent les nationalistes et les néonazis comme de faux skinheads et les appellent boneheads (crânes d'os).

Dès le début des années 1980 la scène skinhead se divise. La presse focalise sur les néonazis, à tel point que l'opinion publique retient surtout cette simpliste équation : skinhead = brute néonazie. Il faut dire que dans de nombreuses régions du monde, comme l'Europe de l'Est, le style skinhead n'apparaît guère que sous sa forme d'extrême-droite. Mais les médias portent une lourde part de responsabilité dans la diabolisation du mouvement skinhead, préférant montrer des skinheads néonazis plutôt que des skinheads fans de reggae. La peur fait vendre du papier à sensations.


Les Skinheads aujourd'hui

Aujourd'hui la mouvance skinhead est profondément divisée et hétéroclite. Les skinheads sont en fait à l'image de la société : leur sensibilité politique va de l'extrême droite à l'extrême gauche en passant par la gauche et la droite classique. Certains sont démocrates, alors que d'autres sont attirés par des discours qui prônent soit la dictature du prolétariat de type marxiste-léniniste soit une dictature de type fasciste. Certains sont radicalement racistes, alors que d'autres rejètent en bloc tout type de racisme (ethnique, mais aussi religieux et social). Certains sont athées ou agnostiques, alors que d'autres sont croyants (christianisme, croyances païennes de type paganisme, bouddhisme, etc).

Malgré cette diversité, il y des points communs qui les rassemblent (presque) tous : ils sont généralement issus des classes sociales modestes ou moyennes, et sont fiers de leurs origines sociales. Ils méprisent avec vitalité la police, les bourgeois et les hippies. Ils soutiennent généralement l'équipe de football de leur ville et optionnellement leur équipe nationale. Leur goût pour la provocation et la bagarre les rassemble aussi. De même, ils adorent se déhancher sur les pistes de danse lors de soirées 60's au son des musiques mod, soul ou jamaïcaines, ou pogoter lors de concerts Street Punk et Oi. Enfin, les skinheads sont également très actifs dans la rédaction et la diffusion de fanzines dédiés à la musique, au football et à d'autres cultures (comme le tatouage par exemple).

Aujourd'hui, le monde skinhead se divise en 2 tendances : les skinheads non-politisés et les skinheads politisés.

* Les skinheads non-politisés :

Ils sont présents partout en Europe, aux Amériques, en Australie, en Asie... En fait, ils sont présents partout dans le monde où il y a une scène skinhead. Ils constituent très vraisemblement la majorité silencieuse du monde skinhead. Ces derniers refusent toute récupération politique et rejètent toute aliénation à une idéologie politique ou syndicale. Toutefois, cela ne signifie pas que ces skinheads sont dépourvus de conscience politique. Bien au contraire. En réalité, ces derniers n'ont tout simplement pas envie de mélanger musique et culture skinhead avec politique. Pour eux, la politique est un poison et la scène skinhead doit revenir à ses racines des années 60, à savoir redevenir aussi apolitique que les scènes mod, psycho, scooterist ou rocker. Souvent patriotes, les skinheads non-politisés ne sont pas pour autant unis. Ceci s'explique par des sensibilités politiques hétéroclites et surtout par une culture des bandes inhérente au milieu skinhead.

Les skinheads apolitiques ne sont pas racistes. Certains d'entre eux, las de voir leur culture taxée de raciste par les médias, se sont fédérés autour du SHARP (Skinheads Against Racial Prejudice). Ce mouvement est apparu à New York vers 1980 puis a été importé en Europe par les membres du groupe britannique The Oppressed. Le SHARP se veut libre de toute affiliation à un parti ou un syndicat. Il s'agit de réaffirmer le lien étroit entre la culture skinhead et la classe ouvrière (working class) et de combattre le racisme et particulièrement l'idéologie néo-nazie. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, là où le SHARP est le mieux implanté, les skinheads SHARP s'affichent souvent comme patriotes. Toutefois certains skinheads non-politisés méprisent le SHARP taxé d'être trop à gauche. De même, certains skinheads non-politisés et nombreux skinheads d'extrême gauche reprochent à certains apos d'être trop en conivence avec des skinheads d'extrême droite.

Chez les skinheads non-politisés, il existe les Trojan skinheads ou skinheads traditionnels : perpétuateurs de l'esprit de 1969, fans de reggae, de soul, de rocksteady et de ska, ils circulent souvent en scooter comme les mods, ils ne mêlent guère musique et politique. Ces derniers affichent un antiracisme sincère et revendiquent leur appartenance à la working class. Ils sont, au sens historique, les fidèles continuateurs de la première vague skinhead.

Parmi les groupes de musique skinhead non-politisés, on peut citer The Last Resort, 4-Skins, Cock Sparrer, Warzone ou encore Warrior Kids.

* Les skinheads politisés

Les skinheads politisés sont des militants politiques, syndicaux et/ou associatifs qui partagent soit une idéologie d'extrême gauche soit une idéogie d'extrême-droite. Leur volonté est de faire passer un message politique radical à travers leurs concerts ou à travers leurs différents fanzines et actions. Leur militantisme politique est souvent quasi-religieux. Les skinheads d'extrême gauche et d'extrême droite partagent - souvent pour des raisons différentes - des idées communes: la nécessité d'une révolution pour renverser le système existant, l'anticapitalisme, l'antimondialisme, l'anti-impérialisme américain, la haine de l'Etat d'Israël et un penchant pro-Arabe au nom de leur antisionisme exacerbé. Mais le racisme des skinheads White Power d'extrême droite et l'antiracisme radical des skinheads d'extrême gauche les opposent violemment.

Parmi les groupuscules d'extrême gauche, on trouve :

- Les Redskins. À l'origine, ce ne sont pas des skinheads, mais des fans d'un groupe de soul britannique des années 1970, The Redskins (dont plusieurs membres appartenaient au Socialist Workers Party, et qui avait un discours révolutionnaire sur fond de soul-rythm'n'blues mâtiné de punk-rock). Les premiers redskins affichaient un look plutôt punk ou alternatif. Certains se sont ensuite rapproché du style skinhead en conservant quelques particularismes : bomber retourné côté doublure orange, lacets rouges, insignes communistes divers... Mais tous les redskins ne se considèrent pas pour autant skinheads. Certains redskins, en plus d'être internationalistes, sont également nationalistes, mais pas au sens du nationalisme xénophobe d'extrême droite. Leur nationalisme est un combat pour l'indépendance et la souveraineté de leur région, et pour la préservation de leur culture et de leur langue. En Catalogne, au Pays Basque ou encore en Bretagne, beaucoup de skinheads communistes sont nationalistes. Mais souvent ces derniers préfèrent le terme "régionaliste" ou "indépendantiste" à celui de "nationaliste" trop connoté négativement et à droite.

- RASH Skinheads : Une centaine de membres en France dont seulement une trentaine actifs.


À l'extrême droite, on trouve :


- Les skinheads nationalistes : ces derniers sont proche des partis d'extrême droite traditionnelle, comme le Front National en France. Ces skinheads ne sont ni néonazis ni suprêmaciste. Ils sont en fait nationalistes, radicalement anti-gauchistes et homophobes. Nombre d'entre eux sont proche de certains milieux royalistes ou de mouvements chrétiens fondamentalistes. Leur anticommunisme exacerbé et leur xénophobie latente les amènent à cotoyer les Boneheads lors de concerts ou lors de manifestations politiques.

- Les skinheads white power d'extrême droite ouvertement néonazis, suprêmacistes et ségrégationnistes. On parle aussi de naziskins. Ils sont très actifs (mais assez discrets en France, à part en Alsace) et regroupés dans diverses organisations telles Blood and Honour, Hammerskins ou Combat 18 (groupe terroriste clandestin). Les skinheads sont très visibles en Scandinavie ou dans certaines régions des États-Unis où ils sont organisés en réseau avec d'autres organisations d'extrême-droite comme le Ku Klux Klan. Le look se distingue un peu du look skinhead originel : il est franchement paramilitaire, les cheveux sont généralement rasés à blanc. Les insignes sont la croix gammée, les écussons de la LVF ou de la division Das Reich, la croix celtique, les galons de la Wehrmacht ou de la SS... La symbolique germanique, viking ou celte est souvent utilisée par les bonheads qui marquent ainsi leur rejet des valeurs judéo-chrétiennes et prônent un retour au paganisme indo-européen. Les skinheads se reconnaissent grâce au sigle NS (national-socialiste, c'est-à-dire nazi), généralement accolé au nombre 88 (pour HH, huitième lettre de l'alphabet et initiales de "Heil Hitler"). Les skinheads se réclament aussi de la classe ouvrière. Dans les années 80 beaucoup d'entre-eux se considéraient comme les fils spirituels des SA (Sections d'assaut, brigades de militants nazis des années 1930 en Allemagne). Ces SA tenaient un discours à la fois nationaliste, raciste mais aussi social et étaient issus du monde ouvrier et de la petite bourgeoisie. Ils réclamaient des mesures sociales avancées et la constitution d'une armée populaire. Leurs chefs furent exécutés par les SS aux ordres d'Hitler lors de la "nuit des longs couteaux" en 1933. Hitler montrait ainsi son refus de toute opposition interne au sein de son parti.

Enfin, de manière plus anecdotique, il existe d'autres mouvements skinheads.

- Skinheads chrétiens: Il ne faut pas les confondre avec les skinheads nationalistes identitaires. Leur positionnement est ouvertement antiraciste et antinazi. Très présents en Amérique du Nord (Canada et USA) où la scène punk-rock chrétienne est gigantesque, les skinheads chrétiens font de plus en plus parler d'eux en Europe. Ces derniers sont beaucoup plus présents dans le milieu hardcore et straight edge que dans le milieu Oi! ou Street Punk. Parmi, les groupes skins chrétiens, on peut citer le groupe de ska/rocksteady américain The Israelites, le groupe de hardcore américain The Deal, ou encore les groupes de oi! allemand Jesus Skins et Suspekt.

- Les Gayskins : skinhead homosexuel. Le skinhead est devenu un thème classique de la pornographie homosexuelle masculine. C'est un avatar du working class boy, et le look skinhead est arboré ostensiblement par certains gays, parfois de manière caricaturale (cheveux rasés à blanc, lacets blancs, attitude martiale, vêtements paramilitaires...). Mais il existe aussi un groupuscule gay néonazi fondé par un roadie de Skrewdriver : les Gay Aryan Skinheads, qui se réfèrent aux SA (et aux m½urs grecques de certains d'entre eux). Mais ces skinheads homosexuels nazis pratiquent beaucoup moins l'art du second degré que les autres skins gays.


Conclusion

Il faut retenir que les premiers skinheads sont apparus il y a près de 40 ans et qu'ils n'étaient en aucun cas politisés et racistes. Leur point commun était leur origine sociale modeste,leur amour de la musique et leur goût pour la bagarre. Avec l'apparition du punk-rock en 1977 et le chômage qui frappe de plein fouet l'Europe à la fin des années 70, beaucoup de skinheads sont séduits par les textes néonazis du groupe britannique reformé Skrewdriver. La rupture est née.

Aujourd'hui, chacun des courants skinheads évolue à part et se crée sa propre culture.
# Posté le jeudi 18 mai 2006 10:42

Le cancre

Le cancre
Le Cancre :

Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le coeur
il dit oui à ce qu'il aime
il dit non au professeur
Il est debout
on le questionne
et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec des craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur.


Prévert


L'image a été montée par mes soins ^^
# Posté le vendredi 26 mai 2006 06:35

Nosfell

Nosfell
Et hop on change un peu, on parle de Nosfell, une pure merveille ( a voir en live )

Avec ses multiples voix et sa guitare, ce caméléon musical, unique locuteur d'une langue étrange, incarne différentes facettes des arts de la scène. Il nous mène aux confins du rêve et de la réalité. Seul sur scène, Nosfell est un artiste protéiforme, inclassable, authentique...Etes vous déjà allé en Klokochazia ? Si vous avez déjà assisté à un concert de Nosfell, alors vous y êtes peut-être allé, ou du moins en avez vous aperçu quelques parcelles... Un spectacle de Nosfell n'est pas seulement une expérience sonore, elle est aussi visuelle et sensorielle. Il est un créateur d'atmosphère. Musique rock, melting-folk, tantôt puissante, tantôt douce. Sa singulière souplesse vocale nous fait ressentir, en anglais ou dans la langue de Klokochazia (le klokobetz), les histoires d'un ailleurs. Il crée en live une superposition de guitares et de voix pour gagner en ampleur, et tracer les contours d'un univers aux multiples facettes. Les concerts de Nosfell sont des invitations au voyage dans une contrée apparemment inconnue, mais qui nous accueille, nous adopte au point d'en devenir nous-même acteurs...

et le site internet : www.nosfell.com (etonant ?)

Aurevoir mes doux et tendres moutons.
# Posté le mercredi 31 mai 2006 17:08